Conseiller Général du canton de Bordeaux I et Conseiller Régional d'Aquitaine

   
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Le centre international : Bordeaux Art Science Expérience « BASE »

Publié le 21/06/2010

Plutôt que 55 millions d’Euros pour le centre culturel du vin… 55 millions d’Euros pour : Le centre international Bordeaux Art Science Expérience « BASE »


Plutôt que 55 millions d’Euros pour le centre culturel du vin… 55 millions d’Euros pour :

 

Le centre international

Bordeaux Art Science Expérience


« BASE »

 

La municipalité actuelle se félicite d’une fréquentation publique soi-disant importante : 300 000 voire 400 000 visiteurs par an, tous lieux confondus, CAPC, Musée d’Aquitaine, Musée des Arts décoratifs, Musée des Beaux-arts, Musée d’Histoire naturelle, Centre Jean Moulin, Musée national des Douanes, Musée Goupil, y compris Cap Sciences ?

 

Le seul musée Guggenheim de Bilbao accueille 1,3 million de visiteurs dans l’année avec une

véritable réflexion sur la fonction muséale et son rapport au public.

 

De la même façon qu’Arles est associée à la photographie, Avignon au théâtre, Angoulême à la BD, Aurillac aux arts de la rue, Cognac au film policier, Bordeaux gagnerait à être associée à une grande structure singulière au rayonnement international, sans jamais oublier de la nourrir à la source locale.

 

Le centre international Bordeaux Art Science Expérience : Un HUB numérique…

 

L’idée d’un grand centre culturel dédié aux Cultures, aux Arts, aux Sciences et à l’Expérience numérique et à la haute technologie pourrait répondre à ce besoin.

 

D’une part parce que Bordeaux et sa région ont évolué vers les industries de pointe à haute technologie, d’autre part parce qu’il est nécessaire de réunir ce qui est épars. Il faut mettre en œuvre un HUB, une plate-forme d’échanges, (hub en anglais désigne le centre d’une roue, en géographie il désigne un point central, un nœud, un réseau de transport. Le HUB assure donc le maximum de correspondances).

 

Bordeaux et l’Aquitaine ne sont pas dépourvues en ce domaine, nous y trouvons des opérateurs historiques, un véritable réseau d’acteurs, comme : Présence Capitale, Médiacité, le Carré des Jalles à St-Médard, Accès(s) cultures électroniques à Pau, plus de 70 artistes multimédias et arts numériques sur la région, des labos de recherches, des studios de création et de recherche en informatique et Musique Electroacoustique, des Plans d’éducation au multimédia…et aussi des entreprises de pointe dans les domaines de l’informatique et des jeux électroniques. Enfin bref, une vraie richesse à mettre en valeur et à développer.

 

En complément de cela, il est nécessaire de mettre en relation ces différents secteurs qui sont actuellement séparés,

 

Mise en relation :

 

Du secteur éducatif (écoles, collèges, lycées, écoles supérieures, université),

Du secteur privé des entreprises liées à l’innovation

Du secteur social (réseau associatif).

C’est seulement, si ces trois secteurs sont réunis qu’une véritable identité de Bordeaux liée au numérique et à la haute technologie apparaîtra. Penser un centre culturel dédié au numérique et à la technologie, ce n’est pas seulement réfléchir à un espace d’exposition, ou à une manifestation, mais c’est le penser en carrefour de rencontres et de créations, en lieu d’apprentissages et de connaissance ouvert à tous.

Le centre international pourra agir comme un révélateur efficace des arts numériques et technologiques, un lieu d’expériences durable.

Le tournant numérique repose sur un principe fort : lieu de croisements et d’échanges de toutes les structures et secteurs et non un projet de plus. Les Bordelais seront ainsi invités à expérimenter les avancées du 21ème  siècle.

 

 

La démarche de ce centre international permettrait :

 

D’exposer tout au long de l’année des créations liées aux nouvelles technologies, non pas seulement d’un point de vue autonome, mais en relation avec des expositions ou des installations ayant lieu dans d’autres centres aussi bien en France qu’à l’étranger.

 

Les expositions pourraient être modulées selon un système différencié de lieux, ce centre n’étant pas restreint à ses seuls murs, mais pouvant solliciter et établir des partenariats avec des espaces d’exposition plus réduits.

 

En parallèle, l’objectif serait d’organiser un festival à partir du centre et rayonnant dans toute la région, avec l’objectif d’obtenir rapidement un label international. Ceci se fera en fédérant la multiplicité des structures.

 

Il faut développer les pratiques de création : en invitant des artistes en résidence, en travaillant à des ateliers avec le secteur éducatif, allant de l’initiation, jusqu’aux recherches les plus avancées. En travaillant en partenariat avec le secteur privé dans le cadre de certaines recherches.

 

Cette organisation permettrait également de devenir un centre national et international de ressources sur le principe de la médiathèque : Développement d’un centre ressource en musique, afin que toutes les références liées aux musiques contemporaines, électroniques ou expérimentales puissent être trouvées.

Faire la même chose au niveau des recherches en vidéo et vidéo numérique.

 

C’est ainsi que la dénomination de ce centre international : BASE pour Bordeaux Art Science Expérience, fait référence à la volonté de concentrer toutes les initiatives en matière de culture numérique et technologique. De surcroît, son implantation pourrait s’inscrire sur un site emblématique de Bordeaux : le toit-terrasse de la base sous marine reconfiguré et s’appuyant sur une architecture contemporaine envisagée comme une « montagne technologique ».

 

Cet enjeu est crucial, car il n’existe pas en France de centre d’une telle envergure. Il deviendrait rapidement le lieu de référence pour toutes les recherches en ce domaine.

 

La communication de ce centre innovera dans le développement d’un site web de nouvelle génération où seront diffusées toutes les performances et les manifestations.

Pour qu’une réelle dimension numérique apparaisse il est nécessaire de devenir « LA » référence en la matière.

Tout en suscitant une meilleure audience et une meilleure lisibilité des manifestations et des actions dans la ville, la mise en œuvre du centre ouvrira les possibilités de créations et de discussions par le biais de forums dédiés.

 

Ma démarche, est toujours guidée par le désir de concentrer les forces vives, l’énergie, les compétences, dans l’esprit renouvelé de la mixité à tous les niveaux. Un tel objectif culturel urbain est plus innovant et a plus de sens qu’un centre culturel du vin, qui, malgré toutes les technologies scénographiques modernes, n’apportera rien de plus à la ville et à sa région.

Le vin à Bordeaux, la moutarde à Dijon et le Pastis à Marseille… Enfin rien de très original ! ! !

 

Philippe Dorthe


"BASE" EXEMPLE D'ARCHITECTURE SUR LE TOIT-TERRASSE DE LA BASE SOUS-MARINE: PROJET OUVERT... (Cliquez ci-dessous)

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