Conseiller Général du canton de Bordeaux I et Conseiller Régional d'Aquitaine

   
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Sous le règne de Sarko 1er...République, République j’écris ton nom…

Publié le 13/07/2010

Il y a quelques semaines, à l’occasion d’un débat, ouvert à tous et organisé par la MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale), sur l’avenir du système de santé et de la protection sociale,...

...j’ai pu mesurer la grande inquiétude des participants sur les perspectives de l’égalité de traitement, devant un sujet qui touchera particulièrement nos enfants.

Curieusement, alors que de nombreux élus de gauche étaient présents, aucun de la majorité actuelle, n’a cru bon se déplacer, certainement retenus par quelques importantes kermesses et autres assemblées générales organisées sur leur territoire.

Après avoir vu et apprécié un excellent film sur des témoignages d’usagers de la couverture sociale, et après plus d’une heure et demie d’écoute attentive des participants, je me suis demandé, si ce sujet fondamental, élément majeur de l’exception française, hérité du Conseil National de la résistance, n’était pas atteint par des maux, issus d’un empoisonnement volontairement inoculé par quelques intérêts félons à la République.

Alors qu’une personne de l’assistance expliquait qu’elle ne pouvait plus payer ses 80 Euros de cotisation pour sa mutuelle, je ne pouvais m’empêcher de penser au bouclier fiscal, qui va permettre aux plus riches de toucher, dans les jours qui viennent, un " chèque cadeau " de plusieurs centaines de milliers d’Euros. Je me rappelais également que de très grosses entreprises françaises comme Total étaient en surprofit en milliards d’Euros, sans retour significatif pour l’Etat.

Quelques jours plus tard, l’affaire Bettencourt fait la une des journaux en exposant sur la place publique une débauche d’argent utilisée à des fins peu avouables.

Au regard de ces quelques exemples, à démultiplier par milliers, on se rend bien compte, et de plus en plus, qu’un déséquilibre intolérable va nous amener en très peu de temps à un décrochage massif d’une grande partie de la population de notre pays.

Nous assistons bien là, à la vengeance des grandes fortunes de France, qui n’ont jamais accepté les avancées sociales du Front Populaire et du Conseil National de Résistance, qui ont tant apportées aux femmes et aux hommes de ce pays.

En fait, il s’agit bien de la remise en cause de la République. La République qui apporta le suffrage universel en 1848, l’Ecole Laïque pour tous, les congés payés, la sécurité sociale, la retraite, l’hôpital et un système de santé envié par tous les pays, la décentralisation avec ses améliorations particulièrement visibles pour le quotidien des gens… La liste est si longue qu’un bottin n’y suffirait pas.

Aujourd’hui, nous assistons impuissants, au démembrement de cet outil extraordinaire, que certain voudraient faire passer pour obsolète, alors que la République est jeune, issue de la Révolution Française, deux siècles seulement.

Deux siècles, dans le long parcours de l’Humanité, c’est juste un matin. Le libéralisme et le monde des marchands, existent au moins depuis l’antiquité. Depuis l’antiquité les peuples se sont battus au nom de leur pays, voire au nom de Dieu, alors qu’en fait, depuis des milliers d’années, les peuples se sont battus pour les marchands et les possédants.

Il a fallu la République et encore trois guerres, pour changer l’ordre des choses en Europe occidentale.

Maintenant, nous regardons, tête basse, nos gouvernants nous spolier de ce bien précieux, aidés en cela par quelques patrons de presse, complices qui cherchent par tous les moyens, écrits, radiophoniques, télévisés à abêtir notre peuple, anesthésié et replié sur lui-même. Comme le disait Henri Jeanson " La liberté est une peau de chagrin qui rétrécit au lavage de cerveau ".

Pour être encore plus performant dans cette casse organisée, on torpille l’image de l’autorité, avec un Président qui s’adresse devant les caméras à une personne dans une manifestation en le traitant de " Casse toi pauv’con ", puis un de nos champions de Foot, devant la planète entière traite son entraîneur " d’Enc… " Et nous nous étonnons que nos enfants dans les écoles, les collèges, les lycées, traitent leur professeurs de tous les noms… Ici l’exemple vient bien d’en haut…

Et nous nous étonnons que les élus républicains aient perdu tout crédit, alors que l’immense majorité des élus de France, dans les villages, les villes, les départements, les régions, s’éreintent pour tenter d’améliorer le sort de tous et particulièrement des plus démunis.

Ce glissement c’est celui de la République et de ses valeurs.

Notre seul salut, est de stopper cette machine infernale, orchestrée par un Président, " chargé de mission " de luxe des entreprises du CAC 40.

Si en 2012, nous ratons ce rendez-vous, alors un sombre nuage va recouvrir notre Pays et il nous faudra des décennies pour, peut être, retrouver les valeurs de la Républiques Française.

En ce 14 juillet 2010, plus que jamais, il nous faut résister, nous lever, nous organiser pour sauver cette grande idée, qui a été mise en œuvre dans notre Pays par un Peuple rebelle à l’ordre établi, n’ayant pas hésité à verser son sang pour l’avenir de ses enfants.

Vive la République, Laïque, une et indivisible

Philippe Dorthe
13 juillet 2010

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