Conseiller Général du canton de Bordeaux I et Conseiller Régional d'Aquitaine

   
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40e anniversaire de l'Association des Sénégalais de Bordeaux...

Publié le 06/10/2013

J’ai également abordé le millier de soldats africains ensevelis à La Teste sans sépulture digne. Dans quelques mois, en 2014 nous allons commémorer le centenaire du début de la guerre de 14-18...

Samedi 5 octobre, j’ai assisté en compagnie de Jean-Baptiste Borthury Conseiller général du canton de Bordeaux 2 et de Martine Diez Conseillère municipale et communautaire au 40e anniversaire de l’association des Sénégalais de Bordeaux. C’est au centre social du Grand Parc à Bordeaux que cette manifestation c’est déroulée dans une ambiance festive et culturelle. Nous avons assisté à la présentation de nombreux ouvrages très intéressants et à une conférence sur le peuple Peule du sud du Sénégal.

Dans mon discours j’ai abordé le sujet de la mise en oeuvre d’un véritable mémorial rappelant l’histoire de la traite des noirs ou comme on le dit avec plus de pudeur du commerce triangulaire ou encore du commerce du bois d’ébène.

J’ai également abordé le millier de soldats africains ensevelis à La Teste sans sépulture digne. Dans quelques mois, en 2014 nous allons commémorer le centenaire du début de la guerre de 14-18. Il faut donner à ces hommes morts pour la France l’honneur que leur doit la Nation. Sur une stèle anonyme est inscrit « aux 940 Sénégalais… ». Pourtant les noms sons connus et les archives de l’armée doivent parler.

Sur ce sujet extrait d’un article du « Monde Diplomatique » de Philippe Lespinasse et Stephan Ferry.[…  A gauche de la petite route forestière qui mène de La Teste-de-Buch à la dune du Pyla, près d’Arcachon, se dresse une curieuse butte de sable, couverte de fougères et de pins maritimes. Sous ce tumulus oublié, que certains habitants appellent toujours le « cimetière des Nègres », sont ensevelis un millier de corps, pour l’essentiel des soldats africains des troupes coloniales.

Un panneau à l’entrée du mémorial évoque brièvement l’histoire du camp d’hivernage du Courneau, construit en 1916 à un kilomètre de là. Ses vestiges ont aujourd’hui disparu. Deux stèles rappellent le tragique destin des hommes qui, par centaines, y ont péri. L’une, massive, donne à voir des visages africains sculptés dans la pierre. L’autre, fichée à flanc de tertre, dit en arabe la grandeur d’Allah. La plupart de ces soldats étaient musulmans. Aucun nom n’est mentionné. Seuls figurent des chiffres : « Aux 940 Sénégalais, 12 Russes morts pour la France, 1914-1918 ». Les morts du Courneau, qu’ils soient noirs, malgaches, russes ou français, n’ont pourtant pas toujours été anonymes…]



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