Conseiller Général du canton de Bordeaux I et Conseiller Régional d'Aquitaine

   
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CHANGER L’EUROPE, VITE ! Par Julien DRAY

Publié le 23/09/2018

“Dans la vie politique, il faut être offensif. Si on se défend, on a déjà perdu.” François Mitterrand - Libération, 24 mars 1988. Ce texte est issu de la réflexion d'un socialiste d’expérience à la voix forte et à l'analyse acérée.

CHANGER L’EUROPE, VITE !

“Dans la vie politique, il faut être offensif. Si on se défend, on a déjà perdu.” François Mitterrand - Libération, 24 mars 1988.

 

L’Europe a besoin d’un cours nouveau pour éviter son éclatement programmé.

Ce constat terrible, les socialistes le font aujourd’hui lucidement. Longtemps la marche de la construction européenne, si chaotique soit-elle, n’était pas remise en cause. Le compromis était la règle de base mais chacun semblait y trouver son compte. L’idéal de paix et la prospérité semblaient les plus forts. Mais ce nouvel ensemble, bâti prudemment et patiemment, semble ne plus être un projet commun. Plus grave encore, ce qui semblait impossible hier, ressurgit : le racisme, la xénophobie, le rejet redeviennent le fonds de commerce d’une extrême droite qui n’hésite plus à se montrer à visage découvert et drapeau déployé.

L’ultime appel à l’Histoire ne suffit plus à mobiliser les peuples. L’union sacrée devient fragile, voire, parfois contre-productive. L’élargissement de l’Europe après la chute du mur de Berlin a fragilisé l’édifice, le rendant jusqu’à être ingouvernable, au plus grand profit des forces du marché libre. La forteresse s’est ouverte à tous les vents du productivisme et au libre-échange débridé, la régulation devenant une exception. L’élargissement, sans approfondissement et intégration démocratique, en pleine vague conservatrice et néolibérale, est certainement à la racine des problèmes defond que connaît l’Union aujourd’hui.

Longtemps, les socialistes ont crû à l’Europe, comme une profession de foi, et ont accepté des concessions à leur idéal, pour préserver la construction européenne. Aujourd’hui, c’est ce processus-là qui est en cause et avec lequel, il faut rompre. Il nous faut convaincre du besoin d’un cours nouveau. Les socialistes français, pour sauver l’idéal européen, doivent se poser en bloc volontaire pour une alternative nouvelle à ce chaos programmé.

Il y a une politique européenne de gauche et une politique européenne de droite. Nous socialiste assumons cet état de fait. Les socialistes français doivent avoir le courage de dire qu’il faut rompre le compromis avec le PPE aujourd’hui dominé par les ordo-libéraux. Ce compromis historique qui hier fondait la construction européenne aujourd’hui la détruit. L’élection européenne doit être l’occasion de défendre et de faire vivre cette démarche. Notre vocation est de rassembler les Européens autour d’une adhésion nouvelle à l’Europe fondée sur une identité commune. Elle se fabriquera autour de revendications et de conquêtes importantes pour tous les Européens.

Chaque citoyenne et chaque citoyen, quel que soit son pays, sa situation, et indépendamment de l’Euro, devra pouvoir se dire : “grâce à ou avec l’Europe, ma vie s’améliore au quotidien, désormais, l’Europe j’y tiens et donc j’y adhère“.

Nous défendrons, dans cette campagne à venir, une plate-forme de revendications fédératrices. Dans ce moment démocratique, nous voulons présenter un visage offensif et conquérant, pour redonner confiance et vitalité aux peuples européens.

 

1/ Construire un vote utile pour chaque européenne et européen

 

Pour quelles raisons une ou un européen voterait pour nous, socialistes ?

La tendance centrale dans l’explication de l’abstention massive aux élections européennes réside dans l’incompréhension du rôle joué par les institutions européennes, trivialement, l’Europe à quoi sert-elle ? Qu’est-ce que j’y gagne ?

Si les motivations du vote restent multiples, il n’en demeure pas moins que l’aspect concret demeure essentiel. Bien évidemment, la vision du monde et son attachement à telle ou telle valeur comptent aussi dans le vote.

L’Union européenne, dont singulièrement la commission et ses commissaires, apparaît comme le bras armé de la mondialisation néolibérale, pour beaucoup de nos concitoyens. Ne pas voter marque aussi un désintérêt, une incompréhension et une résistance à cette mondialisation sans médiation, sans régulation, sans protection.

Or, cette élection de 2019 ne ressemblera à aucune autre et, vu les enjeux, nous devons incarner le changement de cap. Nous sommes légitimes à impulser celui-ci, car nous sommes l’un des piliers de la construction européenne.

Comment incarner cet engagement vers l’Europe sociale, après l’union monétaire ? Comment établir ou renforcer le sentiment d’appartenance à l’Europe, accroitre la conscience européenne au sein des peuples et des individus qui la composent ? Il nous faut des actes forts et concrets, des revendications précises. De cet ensemble, de cette accumulation de ces marqueurs d’identité, nait une conscience européenne qui se doit de construire une politique sociale comme élément de rééquilibrage de la construction économique et des traités de libre-échange.

Il s’agit de mener une campagne de propositions, de mener une campagne pour, et non contre, une campagne offensive et non défensive, une campagne qui crée de l’optimisme, pour sortir des litanies anxiogènes, catastrophistes, de résistance, de plaintes et de revendications défensives.

Une campagne placée sous le signe du courage pour redonner de l’optimisme au projet européen.

Le courage de ne plus avoir l’Europe honteuse.

Le courage de proposer des mesures concrètes, aux conséquences immédiates dans la vie quotidienne de chaque européenne et chaque européen.

Ainsi, la bataille emblématique contre les GAFA et une dotation universelle, pour chaque jeune européen dès ses 18 ans, illustrent cette démarche offensive et optimiste.

Revendication qui fédère, revendication qui participe de la conscience européenne, et donc, de permettre les conditions d’un vote utile.

Un vote utile pour chaque européenne, chaque européen, du Nord, du Sud, de l’Ouest et de l’Est.

 

2/ Pour les jeunes européens de 18 ans : la dotation universelle ! Salariés indirects des GAFA, nous réclamons une dotation universelle.

La révolution numérique a vu naître des entreprises géantes qui sont devenues incontournables sur leur segment. Elles ont la particularité d’étouffer la concurrence et de rafler la mise. Leurs actionnaires sont inconnus. Elles se situent un peu partout dans le monde, surtout là où l’optimisation fiscale est facilitée par une législation souple et accommodante. Ces entreprises ne paient que très peu d’impôts, elles emploient très peu de personnes à proportion de leur chiffre d’affaires, elles dégagent un cash flow impressionnant qui finit par rémunérer les actionnaires. Leurs navires de proue sont les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon). D’autres géants chinois émergent, aujourd’hui.

Ces méta-entreprises ont compris comment capitaliser sur leurs clients en collectant des données dès lors que nous utilisons leurs produits et même quand nous ne les utilisons pas, à notre insu. Nous produisons sans cesse des données pour les GAFA. Ces données sont traitées par des algorithmes, agrégées et valorisées en étant revendues, tout d’abord aux annonceurs de publicités. Nous sommes devenus des ouvriers virtuels des GAFA, nous produisons les données qu’ils utilisent pour vendre de la publicité à travers le monde. Pour la première fois dans l’histoire des révolutions industrielles, nous sommes face à un phénomène de captation presque unilatérale de la valeur ajoutée. « The winner takes all. » Presque 100% de la valeur ajoutée part dans la poche des GAFA !

Jamais la répartition entre Capital et Travail a été aussi déséquilibrée depuis l’ère industrielle moderne. Les gains de productivité ne sont plus redistribués. L’Union européenne tente vainement depuis plusieurs années de rééquilibrer le jeu. 6 ans de procédures vaines contre Google Shopping, une amende record contre l’Irlande et Apple dont on se demande si elle sera payée un jour… Des projets de taxes sur les GAFA qui font l’effet d’une piqûre de moustique sur un éléphant.

Il faut une autre méthode, une autre ambition et une volonté plus ferme. L’enjeu est de rééquilibrer le rapport de force entre Capital et Travail.

Une dotation universelle substantielle pour tous les jeunes européens permettra de rééquilibrer la donne. Chaque jeune aura ainsi un sérieux coup de pouce pour commencer sa vie, financer ses études, sa formation ou monter son entreprise. L’Europe est le bon levier pour agir et restaurer l’autorité de la sphère publique sur les GAFA, lesquelles seront mises à contribution pour le financement européen de la dotation universelle.

3/ Pour une Europe décarbonée : un plan Marschall.

Le réchauffement climatique est là, les océans sont aujourd’hui emplis de détritus en plastique, les sols sont pleins de pesticide. Nous ergotons, mais nous n’agissons pas.

L’Europe doit devenir le premier espace au monde à promouvoir une économie décarbonée. Assurer la transition énergétique ne suffit plus.

L’Europe doit mobiliser les états de l’Union, les citoyens, les entreprises dans un plan Marshall de transformation de notre économie.

 

Un cercle vertueux rapide peut être engagé, profitable à la croissance, aux entreprises, à l’environnement et surtout aux Européens. Ce cercle vertueux repose sur trois axes :

Recherche : L’Europe doit massivement investir dans la recherche fondamentale et appliquée pour transformer les modes de production et de consommation, rapidement. Elle doit aboutir à des brevets qui doivent faire émerger des champions européens de l’économie décarbonée, dans l’automobile, les énergies renouvelables, l’agriculture bio, les nanotechnologies, les bâtiments autonomes en énergie…

Formation : Nous devons créer des filières de formation pour mettre en place les métiers de demain qui vont contribuer à une économie respectueuse de l’environnement. Former, c’est avoir l’assurance de créer des filières d’installation pour tout ce qui est énergies renouvelables, localiser la production de nouveaux biens de consommation en Europe.

Energies renouvelables et transports propres.

L’Europe doit construire son mix énergétique qui permette de sortir du carbone. Les technologies existent aujourd’hui pour sortir du moteur diesel ou essence. Cette volonté politique doit être au cœur du Plan Marshall que nous proposons, dont l’évaluation doit être débattue chaque année devant le parlement européen et les parlements nationaux.

Des réseaux intelligents, pour maîtriser l’environnement et le préserver passe par une optimisation permanente de tous les flux, et donc des réseaux qui sont capables de s’adapter aux consommations réelles en données, en énergie, en déchets…Nous avons adopté le plan Climat, nous avons organisé la COP21…Mais les choses peinent à se transformer réellement. Il faut passer à la vitesse supérieure en mobilisant conjointement citoyens, politiques, entreprises, chercheurs. Faire changer les mentalités en même temps que les actes, c’est le sens du Plan Marschall démocratiquement débattu et contrôlé.

4 / L’avortement, un droit inconditionnel pour toutes

Alors que le droit à l’avortement est toujours contesté dans de très nombreux pays dans le monde et que nombre de femmes font le choix, chaque jour, de procéder à des avortements clandestins en risquant leur santé, et parfois leur vie, l’Europe que nous voulons doit être un territoire de droit, protecteur pour toutes.

Membre de la Convention européenne des droits de l’Homme, ayant assis sa construction sur l’idée de progrès, elle ne peut reculer au moment de porter ce combat dans tous les pays membres. L’absence de reconnaissance du droit à l’avortement, les restrictions imposées dans certains pays, les pressions exercées sur les femmes par nombre d’organisations conservatrices de toutes obédiences, et même récemment en France la fameuse «clause de conscience» portée en étendard par certains gynécologues, nous démontrent qu’il reste à accomplir un acte juridique fort pour faire du droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) une réalité pour toutes les européennes.

On ne peut pas faire de la Femme l’égal de l’Homme en tous points et lui refuser le plus fondamental de ses droits : la liberté de disposer de son corps.

Le droit à l’avortement pour toutes, sans condition, est ainsi une mesure majeure dont la possibilité doit être assurée par l’Union européenne.

un droit à l’IVG doit être inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

5/ Une Europe sans glyphosate et sans Monsanto

Aux Etats-Unis, la justice américaine vient enfin de reconnaître Monsanto coupable d’avoir déclenché le cancer d’un fermier en cachant la dangerosité du glyphosate, principe actif du fameux désherbant, le Round up.

Quelques semaines plus tard, les députés français LREM rejetaient pourtant, en pleine nuit, l’inscription dans la loi de l’interdiction de ce produit, dont tous les effets nuisibles sur la santé ne sont pas encore connus.

L’Union européenne doit être visionnaire et ambitieuse sur ce sujet et demeure aujourd’hui la seule instance qui peut lutter efficacement contre le lobby Monsanto/Bayer.

L’Europe doit protéger ses peuples des dérives qui ne servent que les intérêts de quelques grands groupes.

L’autorisation du glyphosate, votée pour cinq nouvelles années en novembre dernier par les états membres, est basée sur un mensonge que se racontent nombre de politiques dont notre Ministre de l’Agriculture. Aux produits toxiques, dangereux pour notre santé, beaucoup d’agriculteurs préfèrent déjà les méthodes naturelles telles que la rotation des cultures ou le paillage. Le glyphosate doit être définitivement interdit. Seule une mesure radicale stoppera le développement des trop nombreux impacts mortifères d’un tel poison. Adoptons sans équivoque cette position pour qu’enfin ce produit nuisible cesse de mettre en danger les agriculteurs et les consommateurs.

Cette interdiction ouvrira la voie à la prohibition dans l’espace européen d’autres produits agricoles tout aussi dangereux et qui sont utilisés chaque jour dans une optique d’optimisation économique et au mépris de la santé des citoyens.

6/ L’Europe contre l’évasion fiscale.

A l’échelle du continent européen, les inégalités sociales, territoriales et environnementales correspondent de fait à un système basé sur la maximisation des profits pour les actionnaires, des écarts de salaires toujours plus importants et le paiement des impôts les plus faibles possible, pour les particuliers comme les entreprises.

C’est ce système que les Socialistes doivent attaquer à la racine pour en finir avec le flou entre ce qui est déjà illégal, l’évasion, et ce qui est aujourd’hui autorisé, l’optimisation. Car c’est cet ensemble d’une optimisation agressive qui prive les Etats d’au moins 600 Mds d’euros de bases fiscales qui sont délocalisées dans les paradis fiscaux.

Cela passe par une harmonisation des taux d’impôts sur les sociétés à l’échelle européenne, pour donner à l’Union les moyens d’un grande politique d’investissement public, notamment pour la transition énergétique. C’est le premier pas vers un bannissement des paradis fiscaux en Europe et pour l’activité de toutes les sociétés basées en Europe. Afin de faire la lumière sur les activités des multinationales, seul un reporting pays par pays pour toutes les activités économiques, pas seulement pour le secteur bancaire, permettra de mettre à jour les comportements les moins vertueux.

Il faut changer radicalement la prise en compte des profits internationaux dans les bases fiscales des pays. Aujourd’hui, ils sont cachés par un jeu de bonneteau entre les filiales des multinationales qui n’a comme but que de détourner les profits de leur juste taxation, équivalente à celle payée par les PME et les ETI. Cela ne peut plus durer : les profits doivent dorénavant être considérés dans le pays dans lesquels ils sont réalisés. Cela mettra un frein à la concurrence mortifère entre les Etats européens, voire à celle entre les régions.

7 /Pour un programme commun de la gauche Européenne de gestion des flux migratoires.

Le constat est sans équivoque ; les migrations qui se font jour depuis maintenant quelques années ne vont ni cesser, ni diminuer dans les années à venir. Les réponses apportées aujourd’hui à l’arrivée massive de réfugiés se font en ordre dispersé, sinon dans le désordre le plus complet. Cette absence de décisions claires qui, dans l’idéal, devraient être prises en commun par l’ensemble des pays membres, met en danger la poursuite de la construction européenne et son unité.

Ces mouvements migratoires sont également révélateurs de ruptures : rupture de la solidarité entre pays membres ; rupture de la solidarité avec les populations des zones de conflits ; rupture avec la notion d’accueil ; rupture avec une définition du droit d’asile que l’on pensait acquise et consubstantielle à « l’idée » européenne.

S’il faut distinguer les origines et les motifs des flux migratoires vers l’Europe, la crise qui en découle, tant dans les territoires proches des zones concernées que dans l’organisation même de l’UE, impose la nécessité d’un agir collectif.

Il s’agit, au même titre que pour l’écologie, d’une crise qui ne peut attendre le seul bon vouloir d’une technocratie européenne complètement dépassée. Les notions de réfugiés (climatique, économique, géopolitique…), d’immigration d’accueil, de droit d’asile d’un côté et les notions de solidarité doivent être conjugués avec les valeurs, de solidarité, d’universalité, de respect des droits de l’Homme.

Qui mieux que la Gauche, dans l’ensemble des pays membres, peut s’atteler à ce sujet et reprendre enfin les rennes d’une humanité mise en danger par une dérive protectionniste et nationaliste ? Nous proposons que l’Europe fixe un quota annuel public d’accueil des migrants, adossé à un fond de soutien réparti solidairement dans chaque pays. La crise migratoire, comme toutes celles qui traversent notre histoire au présent, appelle à une mobilisation générale. Les dirigeants actuels, adeptes de l’ordo-libéralisme, encore majoritaires au sein de l’union, se présentent comme un rempart aux extrémistes et aux nationalistes.

Une autre voie est possible : c’est l’émergence d’un front solidaire sur un sujet crucial, porté par un programme commun de la gauche Européenne.

8 / Pour une campagne unitaire avec toutes les gauches

Le Parti Socialiste Européen s’est engagé à rompre avec la politique de coalition oude collaboration ponctuelle avec le PPE. Dont acte. C’est une étape indispensable vers l’alliance des gauches au niveau européen, dès aujourd’hui et dans le futur.

Le parti socialiste français ne peut pas subordonner sa campagne à un soutien inconditionnel au PSE.

Il doit avoir sa démarche propre et indépendante. Le fait de se présenter sous son propre drapeau ne s’oppose en aucun cas à l’unité dans l’action, au travail parlementaire en commun. Parce que notre démarche est pratique, positive, avec des revendications fédératrices, qui unifient les forces politiques et sociales, tant au plan des européennes et des européens, comme individus, que des forces organisées, que nous tendons la main aux autres courants se réclamant du combat pour l’égalité des droits et des libertés.

L’unité est un combat pragmatique, partant de la situation réelle, et non d’un a priori programmatique ou idéologique.

Qui peut s’opposer à la dotation universelle pour les jeunes européens à partir d’une taxe sur les GAFA? Cette campagne doit s’accomplir en cherchant à réunit tous les courants attachés à la justice sociale.

Ce combat est emblématique de notre démarche et du cours nouveau que doit prendre l’Europe.

En gagnant sur ce point, c’est tout le combat pour l’Europe sociale qui fait un pas en avant. Un pas de géant. Sans travail unitaire, pas de pas en avant. Nous devons donner des signes clairs à toutes les gauches françaises et européennes, sans sectarisme, sans mise en demeure, sans opportunisme.

Il est encore temps d’ouvrir les listes.

Il est toujours temps de proposer de siéger ensemble, à qui le souhaite, au Parlement.

Avec cet axe stratégique comme méthode, nous devons passer à l’offensive, de continuer à nourrir une campagne positive, pour assurer une majorité sociale et écologique aux élections de 2019.

 

Julien Dray pour le Parti Socialiste

Septembre 2018



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